Bases de données


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Parallèlement à ses travaux sur les terres cuites votives des sanctuaires de Thasos (Grèce) et de l’Artémision de Dyrrhachion (Albanie), l’équipe lilloise s’est investie depuis 2001 dans un projet de base de données bibliographiques sur la coroplathie antique, mis en place par Arthur Muller et piloté par Stéphanie Huysecom-Haxhi avec la collaboration de Jacky Kozlowski et Christine Aubry. L’ambition initiale était simplement de proposer, en répertoriant les titres parus entre 1985 et 2005, la suite du bulletin bibliographique publié par Simone Besques et ses collaboratrices (« Cinquante ans de découvertes et de travaux sur les figurines de terre cuite grecques et romaines », Revue Archéologique, 1985 p. 77-114). Mais très vite, au fil des dépouillements en bibliothèques, il a été décidé de prendre en considération l’ensemble des références bibliographiques depuis à peu près le milieu du XIXe siècle, de manière à constituer un outil documentaire unique destiné à l’ensemble des chercheurs en coroplathie.

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Depuis 1979, Arthur Muller, seul puis avec son équipe lilloise, a élaboré un corpus de figurines de terre cuite (Muller 1996) original par son approche et dans lequel il a mis au point un vocabulaire et une méthode de recensement toute particulière aux figurines.

Fort de cette expérience, il s’est lancé dans la constitution d’un corpus de moules de terre cuite. En effet, les figurines en particulier, mais aussi les terres cuites architecturales, les reliefs, les vases plastiques, etc. sont des produits de masse, des productions en série. Pour que ces produits soient multipliés en quantité suffisante et à qualité égale, le coroplaste a donc eu recours à la technique du moulage avec l’utilisation d’un outil de production, le moule.

Cet outil de production ne nous est parvenu qu’en nombre infime par rapport à celui des figurines elles-mêmes : il n’en reste pas moins que ce nombre est suffisant pour justifier la mise en œuvre d’un corpus. Il s’agit de recenser et d’étudier suivant un certain nombre de critères codifiés tous les moules connus à ce jour et conservés dans les différents musées européens ainsi que ceux qui sont recueillis en fouille. Le bordereau constituant ce corpus doit pouvoir accueillir aussi bien les moules de figurines, de vases plastiques, de reliefs, de terres cuites architecturales, de bols à reliefs, de céramiques sigillées, etc. : bref tous les outils de production de toutes les catégories d’objets céramiques fabriqués en série.

Ce bordereau doit permettre également d’intégrer les objets tirés de ces moules lorsqu’il y en a de connus – situation relativement rare – : cela permettra d’établir au moins dans certains cas des filiations et donc des séries.

Certes de nombreux moules ont déjà été publiés de façon dispersée. Mais ils ont toujours été étudiés comme supports d’une image – donc du point de vue iconographique – et non comme objets techniques à part entière, c’est-à-dire résultant eux-mêmes d’un processus de fabrication et étant eux-mêmes outil de production. Ce qui justifie leur reprise dans un corpus.

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